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Là où tu passes un col à 5416m

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Jour 10 – High Camp / Muktinath

Tour des Annapurnas, Népal

calendar dimanche 20 novembre 2011 clock 18:12
Profil de l’étape source wikitravel
Dénivelé positif : 566 m
Dénivelé négatif : 1616 m
High Camp (4850 m) > 5 km, 2h15 > Thorung Pass (5416 m) > 6 km, 2h45 > Charabu (4230 m) > 4 km, 1h15 > Muktinath (3800 m)

Ce matin, nous sommes réveillés à 5h00 par les bruits de sacs à dos et les conversations de nos voisins, certainement excités et un peu anxieux par la journée qui se prépare.

Nous sommes un peu agacés car nous avons prévu d’aller petit déjeuner vers 6h30 avec Peter et Anne-Marie.
Zowie passera le col avec les canadiens car ils partent plus tôt que nous à cause de leur guide, qui lui, se réveille à l’aube chaque matin. Nous nous retrouverons à Muktinath.

Lorsque nous rejoignons la salle à manger, des groupes entiers partent encore dans le noir, à la frontale.

Le restaurant est vide.
Excepté deux autres personnes, nous devons être les seuls encore au High Camp. C’est un peu stressant car bien qu’il soit tôt, on a déjà l’impression d’être en retard, d’être un mauvais élève.
En fait, je pense que nous avons raison de partir plus tard car le soleil s’est levé ; nous voyons donc où nous mettons nos pieds et évitons le froid du petit matin.

C’est donc à 7h30 et avec le beau temps que nous partons à l’attaque du Thorung La. C’est difficile de si bonne heure ; les muscles sont froids et nous sommes mal réveillés.

Tricheurs

Tricheurs

La première partie s’arrête à la tea house, la seule du sentier qui mène au pass.

Jusque là, une première partie assez pentue qui mène à un pont. Après le pont, ça grimpe encore un petit moment. Le souffle se fait court. On sent bien qu’on est proches des 5000 m.

Le plus dur reste à faire. Une succession de pentes, d’ascensions, de lacets.

On pense qu’on est arrivés et puis on ne l’est pas.

Peter est loin devant ; on ne voit que sa veste orange, qui nous sert de repère.
Anne-Marie est juste devant moi. Elle souffre en silence et avance sans s’arrêter, les yeux rivés sur le sol.
Seb est derrière moi et il peine un peu. Je m’arrête, je l’attends, je tente de le motiver. C’est presque fini.

Taxi ?

Taxi ?

2h15 après le début de l’ascension, nous apercevons Peter qui nous attend, sac à dos à terre. Il nous annonce que le pass est juste là, après le virage et qu’on peut déjà apercevoir les drapeaux de prières.

Et là, je n’attends plus personne. Je pars d’un pas plutôt rapide je crois, vu l’altitude et j’avance. Les drapeaux se dressent là, juste devant moi. Ils sont à portée de main et j’ai les larmes aux yeux. L’émotion est forte. On en a un peu chié pour en arriver là tout de même.

On arrive

On arrive

Je pose mon sac à dos, je prends mon appareil et je cours accueillir Seb et Peter qui arrivent. Anne-Marie est un peu plus loin derrière.

Tout le monde est dans le même état. On se prend dans les bras, on se félicite, on se prend mutuellement en photo devant la plaque qui annonce que nous avons avons franchi avec succès les 5416 m du Thorung La.

Fuck yeah, on y est !

Fuck yeah, on y est !

Pas peu fiers de nous

Pas peu fiers de nous

Trop facile

Trop facile

Seb et moi accrochons nos drapeaux de prières avec les autres, comme le veut la tradition.

Accrochage de drapeaux, tradition oblige

Accrochage de drapeaux, tradition oblige

Il y a un sacré vent là-heut

Il y a un sacré vent là-heut

Il est 10h15. Nous allons prendre le thé le plus cher du Népal dans la tea house du pass, pour nous féliciter de notre exploit.

Même ici il y a une tea house

Même ici il y a une tea house

Nous repartons vers 10h45 et sommes loin de nous douter que la partie la plus difficile est à venir…

Ça descend, tout le monde est super content, mais c’est de courte durée.
Ça ne s’arrête plus. Ça fait déjà deux heures et la pente est toujours aussi abrupte et la vallée semble toujours aussi loin.

J’ai un peu mal au crâne et je commence a avoir l’orteil du pied gauche en feu car il cogne au fond de ma basket ; ça me met un peu de mauvaise humeur. Seb est patient. Il m’attend et m’encourage à descendre.

Loin derrière, Anne-Marie est malade : elle a mal au crâne et a des nausées. Le mal de l’altitude est traitre. Il ne prend pas de suite mais quelques heures plus tard.

Nous faisons une halte pour boire un thé à Chabarbu. Je n’en peux plus et elle est toujours malade. 30 mn de pause et 2 ibuprofènes plus tard, tout le monde va mieux et nous reprenons la descente infernale.
Apparemment, nous ne sommes plus qu’à une heure de Muktinath mais j’ai l’impression de la journée de finira jamais.
Nous arrivons enfin vers 16h.

Il y a un immense monastère à l’entrée de ville, encerclé par un mur d’enceinte assez impressionnant.
Le reste de la ville est très sympathique. Tout plein de petits stands tenus par les habitants ornent les rues. On peut également y voir les métiers à tisser qui servent à fabriquer les étoles en poil de yak.

Nous retrouvons les canadiens et Zowie sur le toit d’un des lodges. Ils avaient réservé deux chambres mais l’une d’entre elles a été donnée entre temps.

Nous décidons donc de rester avec Peter et Anne Marie et repartons à la recherche de deux autres chambres. Il est tard car nous avons pris notre temps et beaucoup de lodges sont complets.
Peter nous dégote deux chambres sur le toit de l’hôtel Caravan, d’où nous avons une vue magnifique et le soleil jusqu’à ce qu’il se couche.
Il y aussi une douche chaude, sans pression, mais chaude. Après une bonne douche, nous nous retrouvons donc à table avec deux hollandais qui font le tour des Annapurna à vélo, une française et leur guide.

Nous dînons ainsi, avec un poêle à charbon (et kérosène) sous la table pour nous réchauffer.

Peter et Seb ont acheté une bouteille de brandy à la pomme, spécialité de Marpha. Cela se boit comme le calva, avec de l’eau chaude. Ce n’est pas très bon mais ça permet de trinquer à la réussite de tous aujourd’hui.

La spécialité du coin

La spécialité du coin

Un petit trivial pursuit et hop, au lit. Il est 20h30.