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16 km à pied, ça use les souliers…

Torres del Paine, Chili

calendar lundi 7 décembre 2009 clock 23:01

Même topo qu’hier : se lever, ranger, partir.
La nuit a été bonne et franchement, ça fait du bien car aujourd’hui c’est la journée la plus difficile.
Nous avons seize kilomètres a faire avec les sacs à dos. Notre stock de provisions diminue, mais ça reste encore lourd.

En gros, il y a six kilomètres jusqu’au camping de Los Cuernos, où on se posera pour manger un bout, et après, dix jusqu’au camping de Las Torres, où on passera notre dernière nuit.
Temps de parcours théorique : huit heures. On verra si encore une fois on éclate le chrono.
On part à la cool vers dix heures.

Le sentier est encore hard car super pentu et bien accidenté. C’est une véritable galère de marcher chargés.

Au bout d’une heure, Seb flanche à cause de la douleur. Il prend donc une petite pilule bleue (du Voltarène et pas du Viagra hein) et se force à repartir au bout de quelques minutes. Je décide donc – presque contre son gré – de l’alléger en prenant quelques affaires car il nous reste encore un bon paquet de bornes avant d’arriver et demain, il faudra encore marcher pour le grand final…

Sac à pattes

Peu de temps après, la drogue agit et il recommence à gambader comme si de rien n’était. Le décor est quand même inédit car les paysages changent de manière assez radicale à mesure qu’on avance.

Comme c'est beau

Plage de galets

On arrive a Los Cuernos peu après midi. On se pose tranquillement derrière le refuge sur une table de pique-nique, pour déguster nos sandwichs. On fait le plein d’eau et en avant.

Los Cuernos

J'ai soif !

Je n’en ai pas encore parlé jusque là mais ce qu’il y a de cool dans le parc, c’est que tout est à l’état sauvage.
Les véhicules quels qu’ils soient sont interdits (toute façon il n’y a pas de route, sauf aux deux extrémités du parcours) et toute forme de pollution est limitée. Étonnamment, les gens sont très respectueux.
Tout ça pour vous dire que toute l’eau du parc est potable. Donc à chaque fois qu’on traverse un ruisseau, un torrent ou qu’on passe au pied d’une petite cascade, on peut remplir notre gourde et l’eau est très bonne et surtout, bien fraîche.

Bon je vais pas vous raconter toute la route en détail, aucun intérêt. Je préfère mettre quelques photos, histoire de vous faire profiter de notre crapahutage.

Fleurs de montagne blanches

Fleurs de montagne rouges

Au milieu de nulle part

Le chemin

On sait qu’on est plus très loin, mais le fléchage se fait rare et discret. En effet, histoire de corser l’affaire, le chilien dessine des flèches avec des cailloux à même le sol. Donc, si on ne fait pas gaffe, on fait un détour de deux ou trois bornes. Quel sournois celui-là…

Flèche artisanale

Bref, on passe le pont marquant l’arrivée au lodge de Las Torres vers seize heures.

Entrée du Lodge

Seb est super motivé pour passer une nuit dans un « vrai » hôtel, dans un « vrai » lit. Moi ça me branche aussi, mais je suis tellement crade que j’ai honte d’entrer !
Il y a tout ce qui faut, même plus : plusieurs restaurants, une boutique, un spa, un centre équestre, bref, tout ce qu’il faut pour être heureux.

Seulement, une fois dans le hall, ce n’est pas vraiment l’extase et ce qui nous faisait tant rêver après trois nuits de camping n’a finalement rien d’exceptionnel.
Pour finir de casser notre petit délire, on nous annonce le tarif : plus de trois cents dollars la nuit !
Allez, on se casse !!!

J’ai les jambes mortes, mais pas de quoi s’affoler ; le camping est au bout de l’allée.
On se choisit un petit emplacement tranquille et on court à la douche. Franchement n’ayant pas vu savon depuis deux jours, je dois avouer que je sens l’animal crevé (qu’on a laissé sécher au soleil…). Tout est super clean et je reste plus d’une demi-heure sous l’eau bien fraîche.
Seb en fait autant dès que je suis de retour à la tente.

Ce soir, il y a une mini-superette au refuge d’à côté. Comme on l’a bien mérité, on décide de se faire un repas de fête : on achète deux boites de raviolis.
J’ai tellement faim que je me mangerais un bras…

Se coucher aussi tôt, franchement c’est du jamais vu. Il fait encore jour.
En même temps, n’ayant pas grand chose d’autre à faire et étant quand même bien épuisés, on se met au lit (enfin au sac). Le sommeil ne devrait pas se faire attendre longtemps.

Le campement s'endort

Demain, c’est enfin le grand jour : on monte jusqu’aux Torres. J’espère que la chance ne nous abandonnera pas si près du but.
Si les cimes des trois tours ne sont pas cachées par les nuages, on aura réussi le Grand Chelem…