Les destinations Les voyages
En résumé

Là où le paysage ressemble au Mordor

À lire

Ascension d'un volcan : c'est fait

À voir

Fogo

À lire

Les mouches capverdiennes

À lire

La descente des Mosteiros

À lire

Fogo, terre de contrastes

À voir

Un départ laborieux

À lire

Cap vert nous voilà (enfin presque)

On y a dormi

Pousada Pedra Brabo

Chã das Caldeiras
Fogo
Fermer

Fogo, terre de contrastes

Fogo, Cap-Vert

calendar mardi 14 juin 2011 clock 19:19

Son nom évoque le feu en portugais, tout simplement car c’est une île volcanique.

São Felipe, la ville principale, est colorée, à l’image de la population locale. Influences africaines pour certains, françaises pour d’autres, Fogo est faite de métissages.
Il n’est vraiment pas rare ici de croiser des enfants aux cheveux raides et blonds, aux yeux très clairs, avec une couleur de peau qui n’est pas sans rappeler celle de l’ambre.
Certains moins poètes diront que la consanguinité n’est pas étrangère à ce phénomène. Quoiqu’il en soit, le Capverdien a de beaux traits.

Après une heure et demie de montée et après avoir eu l’impression de traverser le Mordor (tout est noir et désert), nous sommes arrivés dans le cratère du volcan, à Chã das Caldeiras.
C’est assez singulier comme endroit ; on a l’impression d’arriver dans un village fantôme. Des maisons pas terminées et pas grand monde aux alentours.

Notre hôte, Patrick, qui habite dans le cratère depuis 11 ans maintenant, nous a parlé un peu de la région et des gens pendant le trajet et il continue tranquillement en sirotant un Pastis.
Dans sa pension, pas d’électricité la journée et peu de temps le soir ; pas d’eau chaude non plus.

Pour lui, ce n’est pas une contrainte, mais un choix, afin de responsabiliser le visiteur.
Pour avoir de l’eau chaude sous la douche, il suffit de prendre les bouteilles d’eau laissées au soleil pendant la journée.

Spartiate mais plutôt engagé, quand on sait que la population locale recueille l’eau de pluie pour boire, cuisiner et se laver. Pas d’eau courante, même froide.

Alors à la Pedra Brabo, c’est déjà le grand luxe, surtout quand on sait que l’an dernier, ils n’ont eu que sept jours de pluie pour faire leurs réserves.

Bref, nous sommes bien loin de chez nous et de confort habituel et finalement, nous ne vivons pas plus mal.