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Ascension d’un volcan : c’est fait

Fogo, Cap-Vert

calendar jeudi 16 juin 2011 clock 19:37

L’ascension des deux volcans situés à proximité pour être exacte : le Pico Pequeno (petit sommet) et le Pico Grande (grand sommet).

L’après midi de notre arrivée, on s’est mis en jambes avec le petit.
Une heure d’ascension pour se familiariser avec la marche dans le sable et les paysages quasi-désertiques, excepté quelques pieds de vignes qui poussent ici et là.

En haut, ça sent le souffre et les pierres en portent les reflets jaunâtres.
Le cratère se dresse devant nous, tout en nuances ocres et grises. C’est joli et plutôt impressionnant, même s’il est de petite taille.

Le lendemain matin, , notre guide, nous attend devant la pension à 6h pour l’ascension du Pico Grande.
Il fait frais et le soleil se lève à mesure que nous approchons du volcan.
Il faut environ une heure pour arriver au pied de la montagne, puis il faut encore une heure pour en commencer l’ascension dans le sable, puis en longeant une arête rocheuse. La montée est vraiment abrupte ; ça tire dans les cuisses et les mollets.

La dernière heure est mi-figue, mi-raisin. La première partie est bien plus facile que le sable et les cailloux. Ça monte en serpentant gentiment entre les rochers. En revanche, la seconde et dernière partie est vraiment hard.
Elle se transforme en escalade par endroits et la pente redevient très raide. On a l’impression que le sommet, qui semblait proche un quart d’heure auparavant, s’éloigne et qu’on arrivera jamais en haut.

Et puis si, on y arrive finalement.
Là, le cratère est nettement plus grand que celui de la veille et bien plus intimidant aussi.
Ceux qui le souhaitent peuvent même descendre à l’intérieur.
Le tout est de savoir si on arrivera à remonter, après s’être déjà tapé 1100 mètres de dénivelé.

Le moment le plus fun de la ballade est bien entendu la descente.
En effet,les pentes du volcan sont recouvertes d’une épaisse couche de sable, qui permet de dévaler la pente en courant sans tomber. On s’enfonce, ça tire dans les jambes, on en a plein les pompes, le froc et tout le reste, mais on s’en fout, c’est mortel et vraiment à essayer !

A titre indicatif, le guide le plus rapide du village atteint le sommet en 50 minutes et doit descendre en moins d’un quart d’heure… Flippant, hein ?