Les destinations Les voyages
En résumé

Là où a été fondé le Vovinam Viet Vo Dao

À lire

Le Delta du Mékong

À lire

Oui, le serpent ça se mange

À lire

Cao Dài et Cu Chi

À lire

A la recherche du To Duong

On y a dormi

Duc Vuong Hotel

95 Bui Vien Street
Ho Chi Minh Ville
Fermer

Oui, le serpent ça se mange

Saïgon, Vietnam

calendar samedi 13 novembre 2010 clock 21:06

Pour continuer les expériences culinaires, Seb voulait absolument manger du serpent.

Du coup, Fred (un de nos Maîtres de Vovinam) nous a donné le numéro de Hung, un de ses copains qui vit sur Saïgon.

Nous sommes samedi soir et nous allons manger du serpent… Occupation plutôt insolite donc.

Sur place, il n’y a que des locaux qui regardent un match de foot ; et un vivarium plein de couleuvres.
Hung nous dit que celles-là ne sont pas bonnes et parle à la serveuse en viet. Cette dernière sort donc un sac en toile caché sous le comptoir ; un sac plein de serpents. Elle en attrape un qu’elle nous montre et une fois notre approbation donnée, elle jette la bête dans un sac plastique pour la pesée. 750 grammes.

A peine deux secondes plus tard, je vois voler la tête du serpent, après un bon coup de ciseau. Beurk.

Le monsieur qui prépare la bestiole la vide ensuite de son sang dans un pichet, où il y a déjà un fond de vodka.
Il arrache ensuite la vésicule et le coeur du serpent d’une main experte et les met dans une coupelle avec un fond de vodka aussi.

Le spectacle est terminé. Nous rejoignons donc notre table où arrivent bientôt la vodka au sang de reptile et la coupelle contenant les abats.

Le coeur bat toujours, cinq minutes après avoir été arraché. C’est impressionnant. Hung nous explique alors qu’il faut choisir ce qu’on va gober car c’est aphrodisiaque apparemment.
Je décline gentiment car c’est peut être bon pour la libido, mais moi ça me donne la gerbe.

Heureusement, Seb et son système digestif à l’épreuve des balles sont là. Il jette le coeur au fond du shooter de vodka et hop, il avale sans broncher.

Le serpent est préparé de trois manières différentes : d’abord, on mange « l’intérieur » en salade (c’est mou et plutôt sucré), ensuite on mange une « fricassée » de serpents aux cacahuètes et aux piments avec des galettes de riz soufflé et enfin du pot au feu de serpent (les morceaux de serpents sont entiers et préparés avec la peau).

Pour ma part, je ne suis pas très fan. Le premier plat n’est pas mauvais mais le fait que ce soit ce que c’est, bah c’est pas possible.
Le second est franchement bon, mais ça arrache la bouche.
Le troisième a été immangeable pour moi : la chair est déjà dure, alors avec la peau… Je n’ai jamais réussi à mâcher.

Seb est nettement moins chochotte que moi et il a fait honneur aux plats, ainsi qu’à la coupelle et à la bouteille, pour le plus grand plaisir de Hung, qui est quand même reparti avec un doggy bag.

Définitivement, le serpent, c’est un truc de mec.