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En résumé

Là où on peut dormir dans un hôtel de glace

À lire

Comme de vrais Lapons

À lire

La Laponie, Royaume des Glaces

À lire

Stucked at the airport

On y a dormi

Ice Hotel

Marknadsvägen 63
981 91 Jukkasjärvi
Fermer

La Laponie, Royaume des Glaces

Laponie, Suède

calendar samedi 27 février 2010 clock 22:24

Après une courte nuit au chaud dans un hôtel « normal », c’est l’heure du départ pour Kiruna.

En route pour Kiruna

Pas de retard cette fois et nous embarquons dans un petit appareil où les gens sont tous vêtus de blousons épais, de bottes après-skis et de bonnets en tous genres…

Il est 10H40 : en route pour l’aventure !

Nous arrivons à 12h30, sous un soleil magnifique. Pas un nuage à l’horizon ; on dirait que nous allons être chanceux cette-fois encore.

Arrivée à l'aéroport de Kiruna

C’est assez étrange car nous sommes à peine à mi-journée, mais la lumière commence déjà à décroître.

Après quelques minutes de route (presque déserte…), nous arrivons devant ce qui va être notre résidence jusqu’à lundi : l’hôtel de glace ou « ice hotel », pour les locaux.

L'entrée du site

Le décor est surnaturel et impressionnant : imaginez-vous un château médiéval, où la glace aurait supplanté la pierre !

Le hall d'entrée de l'hôtel

De longues allées, des colonnes, des bancs glacés couverts de peaux de rennes, des chambres de neige, des suites glacées décorées par des artistes de toutes nationalités, un bar, histoire de réchauffer un peu l’atmosphère… Autant de détails qui rendront certainement inoubliable cet endroit déjà insolite.

Après avoir rempli les formalités d’usage, un rapide passage par le dressing room, afin d’y revêtir les vêtements de ski et les boots spéciales fournies par l’établissement. En effet, la tenue est ici vitale, au sens propre du terme, puisque la température extérieure est à cette heure de -15 °, et qu’elle ne dépasse guère les -5° à l’intérieur de notre palais glacé.

C’est ainsi habillés que nous allons visiter ce qui sera notre chambre pour cette première nuit : la « art suite » n° 314… Quelle surprise va-t-elle nous réserver ?

La chambre 314

J’avoue que c’est avec un certain effroi que nous l’avons découverte. En effet, il trône au milieu de la pièce une énorme de tête de fillette sculptée dans la glace, qui jette sur le lit son regard bleu et figé. Ses énormes mains, paraissant sortir du sol, semblent prêtes à nous écraser…

Maman, j'ai peur

Au secours

Au secours, un retour à la réception pour tenter un changement de chambre s’impose !

C’est sans mal que nous réussissons à convaincre le réceptionniste de nous laisser choisir une autre suite. C’est même avec un certain sourire qu’il nous a tendu le catalogue. Voilà une bonne chose de faite, cela nous évitera de cauchemarder, en plus de mourir de froid !

Ensuite, un petit détour par une conférence nous expliquant les secrets d’une bonne nuit par -5°. J’avoue que tout cela commence à me faire peur, moi qui ai déjà froid dans mon appartement parisien…

Bref, derniers préparatifs avant la course aux aurores boréales à motoneige.

Il faut savoir que nous avons mal prévu notre coup car, ce soir, c’est la pleine lune.
Je m’explique : pour compter apercevoir les aurores boréales, il faut une nuit et un ciel très sombres, ce qui n’est pas le cas lorsque le halo de la pleine lune illumine le paysage.

Nuit de pleine lune

Ce n’est pas grave, la promenade promet quand même d’être sympa.

Après un rapide briefing (« la casse d’une moto vous coûtera 8000 € » gna, gna, gna…), en route pour la chevauchée fantastique.

En route pour l'aventure

Vroum vroum

Les paysages sont tout simplement magnifiques et nous ne croisons personne, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Nous traversons des bois, des plaines enneigées et croisons même un orignal, qui ne semble guère effrayé par le bruit des machines.

Seule ombre au tableau : il fait froid, vraiment très froid.

Après environ une heure de randonnée, nous arrivons au refuge, où le guide se hâte de préparer un feu, ainsi que le dîner.

Notre refuge pour la soirée

Un feu de bois salvateur

C’est ainsi attablés autour du foyer que nous avons dégusté notre jus d’airelles bien chaud et notre goulasch de renne.

Réchauffés et rassasiés, nous sommes remontés sur nos machines afin de rejoindre l’hôtel.

Certes nous n’avons pas vu d’aurores boréales, mais nous sommes fiers de ne pas avoir succombé à ce climat hostile, puisque la température extérieure avoisine ce soir les trente degrés en dessous de 0.

C’est donc aujourd’hui que l’expression « Paradis Blanc » perd pour moi tout son bon sens !

Dernière étape de cette longue journée : la cérémonie du coucher.

Comme des enfants obéissants que nous sommes, nous respectons à la lettre les indications données par notre guide quelques heures plus tôt.

Il faut donc ôter à contrecœur nos épaisseurs… Je me retrouve donc en sous-vêtements thermiques, avec des chaussettes de ski, ainsi que mes gants, ma chapka et mes bottes, qui vont me permettre d’atteindre mon lit sans perdre connaissance.

Pyjama sexy

Seb est un peu moins sexy que moi, puisqu’il est en pull et en pantalon.

C’est dans cet accoutrement ridicule que nous allons récupérer notre sac de couchage.

Vient ensuite le passage délicat de la soirée : traverser en « petite tenue » le mince espace qui sépare l’accueil, très bien chauffé, de nos habitations.

Cette courte distance se parcourt en plein air et il fait -31°…

Cinq, quatre, trois, deux, un, partez !!!

Au pas de course, nous avalons les quelques mètres qui nous séparent de la fameuse porte en peaux de rennes…

La porte en peaux de rennes

Toujours en trottinant, nous dépassons le hall glacé, puis prenons le couloir qui nous mène à la suite 318.

L'entrée de notre chambre

Notre lit

Le sac de couchage jeté sur le lit à la hâte, nous nous pressons d’enlever nos bottes et nos bonnets et nous glissons aussi rapidement que possible dans notre duvet double.

Force est de constater qu’il y fait plutôt chaud.

Un dernier regard impressionné sur ce qui nous entoure et hop, dodo !

Dernier coup d'oeil

Bonne nuit