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Maintenant c’est sûr, le condor voulait nous bouffer !

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Maintenant c’est sûr, le condor voulait nous bouffer !

Canyon de Colca, Pérou

calendar lundi 17 mai 2010 clock 22:30

C’est rare, mais des fois je me surprends à poser des questions pertinentes.
Le post va faire un peu doublon avec celui de Seb, mais il faut quand même une ébauche de contexte.
(…)
Pendant que Seb agonise sur un petit muret avec le mal des montagnes, moi, je me prends pour un grand reporter et je photographie les condors sous tous les angles. Je me dis qu’au moins, il aura quelques souvenirs, à part la maladie…

Cela fait maintenant une heure que nous sommes là, et bizarrement, les charognes volent très bas.

Un concert de « Ahhh » et de Ohhh » bat son plein et les bestioles continuent de plus belle, décrivant autour de nous des cercles inquiétants, tels les requins des Dents de la mer.
Même plus besoin de zoomer, les condors sont tellement proches qu’à tout moment, ils pourraient me kidnapper avec leurs serres griffues…

Bref, une fois dans le bus et mon Seb remis sur pied grâce à un petit shoot d’oxygène,
Perrina et moi commençons à papoter. Elle me demande si on a kiffé le spectacle et je lui répond que nous avons déjà vu le condor de près dans le parc des Torres del Paine.
Elle fronce le sourcil et me demande de lui raconter les circonstances de cette rencontre peu commune.

J’explique donc que nous marchions avec nos sacs à dos sur des chemins escarpés et étroits (à notre droite, c’était le vide), pour rejoindre notre campement. Et d’un coup, à franchement moins de trois mètres, il avait surgi de nulle part pour nous survoler en rase-mottes.
Etait-ce un comportement habituel?

C’est à ce moment là qu’elle se met à rire franchement et qu’elle reprend le micro du bus, pour s’adresser à tout le monde :

« Ah, une remarque intéressante… Les condors n’ont pas pour coutume de passer a proximité des humains, excepté lorsqu’ils ont faim.
Les meilleurs exemples sont les randonneurs ; comme ils se promènent souvent le long des précipices et que le condor a tout de même conscience de son imposante envergure, il se cache et lorsque les marcheurs s’approchent du bord, il passe très près d’eux, les frôlant presque, en espérant qu’ils tombent.
Il ne faut pas oublier que le condor est un charognard (…). »

La conclusion à cette histoire :
Quand on t’explique en riant que t’aurais pu servir de Big Mac à un oiseau géant, si toutefois tu t’étais promené au bord du ravin, tu penses sérieusement à réviser tes plans pour les prochaines vacances, en te disant que finalement, le trek, et ben c’est nul… ;)