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L’alpaga, ça passe pas

Canyon de Colca, Pérou

calendar dimanche 16 mai 2010 clock 19:03

Aujourd’hui les choses sérieuses commencent, on va rejoindre Chivay et le canyon de Colca à presque 4000 mètres d’altitude.

Truc pas cool, j’ai la gerbe et ça veut pas sortir. Lot de consolation, je suis pas le seul. On dirait que quelque chose est mal passé au dîner d’hier (après des analyses approfondies, l’alpaga semble être au cœur du problème).

Si ma coéquipière de nausée a réussi à nous lâcher une belle galette sur le parking de la station service, j’ai dû faire tout le trajet avec. Et, parce que sinon ça aurait été trop facile, on a aussi passé un col à 4910 mètres, et là quasiment les ¾ du groupe étaient au bord de la syncope.

On arrive tout de même à atteindre le resto du midi, où j’ai vachement bien étudié la marche du perron, car impossible d’avaler un truc dans mon état.

Il y avait un alpaga, tout beau, tout mignon, qui était attaché en laisse juste à côté du resto. Mais il avait un petit pète au casque car il chargeait tout ce qui passait à sa portée. Et une horde de touristes qui te mitraille, ça t’aide pas à rester zen. Ce qui fait qu’à force de charger, il a réussi à se détacher, et un mec du resto a dû sortir pour le rattacher. Il a réussi, mais la gentille bête à quand même réussi à lui cracher quelques bons molards et lui péter le nez. Sympa.

Je pense que le moment est opportun pour un petit intermède culturel.

Vous apprendrez donc que le Pérou accueille 4 camélidés : le lama, l’alpaga, le guanaco et la vigogne. Ils ont un peu tous la même tête, les différences physiques vont être la taille, les oreilles, la queue et surtout leur laine.

Le lama et le guanaco ne sont pas trop utilisés pour leur laine. L’alpaga est probablement la fibre la plus connue, très douce. La vigogne donne une fibre encore plus fine et donc plus précieuse.Si les alpagas pullulent dans les pampas péruviennes, les vigognes, elles, sont en danger.

Intermède terminé.

Tout ça, ne m’a pas enlevé mes nausées et j’arrive à l’hôtel dans un piteux état. Mais avec quelques médocs, c’est moins pire et je décide quand même de me joindre à la visite du centre Chivay.

C’est pour l’instant l’endroit le plus typique que nous ayons visité. Plein de vendeuses de rues et un petit marché qui vend de tout, du bonnet péruvien à la machine à coudre.

Moi, je suis un peu dans un état second, j’ai l’impression de planer par moments (genre comme quand j’ai pris du space cake à Amsterdam). Le manque d’oxygène donne des sensations étranges.

J’ai quand même l’impression d’avoir de la fièvre donc So me sauve la vie en allant dans une pharmacie.

Les pharmacies ont pas du tout la même gueule que chez nous. Niveau ambiance, ça ressemble plus à l’arabe du coin et ils te vendent les médocs à la gélule. On repart donc à l’hotel avec 3 gélules de ce qui ressemble à du Viagra, et croisant les doigts pour que ce fasse effet.

Les quelques mètres en plein air qui séparent notre chambre du resto nous offrent un superbe ciel étoilé qui présage un joli temps demain pour l’observation des condors.