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The Double Dead Tour

Édimbourg, Grande-Bretagne

calendar samedi 5 février 2011 clock 23:24

Une de principales attractions d’Édimbourg, ce sont les fantômes.

En effet, dans cette ville au passé pas toujours heureux, plein de lieux sont réputés pour être franchement hantés, comme les souterrains de South Bridge ou le Greyfriard’s Cemetary.

Nous avons donc choisi l’excursion nocturne la plus populaire, qui visite les deux lieux que je viens de citer.

Le rendez-vous est fixé à 19H30 devant la cathédrale Saint-Gilles.
Le guide est un espèce de grand roux néo-goth, portant une longue veste en cuir qui lui donne des airs d’Highlander.
Tout le monde sait que les fantômes n’existent pas et pourtant, il y a foule ; nous sommes plus d’une trentaine.

Highlander fait un premier arrêt dans Old Fishmarket pour nous projeter dans le passé.

Au XVIème siècle, Édimbourg était une ville fortifiée. Elle a connu en cette période une croissance démesurée, qui a conduit plus d’un million de personnes à s’entasser sur un mile de long, soit moins de 2km.
L’hygiène étant ce qu’elle était en ce temps là, les fléaux habituels décimaient la population, mais apparemment pas assez aux yeux de l’Eglise.
Le clergé décréta que chacun devait avoir un travail et un toit, sous peine d’être considéré comme un hors la loi. 200 innocents étaient ainsi exécutés chaque jour.
La nuit tombée, les plus malchanceux allaient s’entasser dans les tunnels du South Bridge, notre première attraction.
Ce ne sont pas vraiment des souterrains, comme tout pourrait le laisser croire.
En fait, cela ressemble plutôt à une seconde ville, cachée derrière les façades des bâtiments plus récents.
Je n’ai malheureusement pas de photos car c’était bien trop sombre, mais c’est un peu comme si les immeubles d’aujourd’hui formaient un mur d’enceinte autour des plus vieux, abandonnés et en ruines. Un passage secret derrière la ville en quelque sorte.

Les lieux étaient bondés et les crimes nombreux. Apparemment, il était coutume d’égorger les mères célibataires qui se cachaient là, juste après la naissance de leur enfant.
Le nourrisson était ensuite vendu pour servir de bête de foire aux plus riches sur le Royal Mile. Sympa, isn’t it ?
Je vous rassure, malgré ces cryptes plutôt flippantes et le récit de toutes ces horreurs, pas l’ombre d’un Poltergeist à l’horizon.

Étape suivante : la visite du cimetière.
C’est étrange et inhabituel car chez nous, ce sont des lieux qui ferment vers 19h.
Ici non, la grille est ouverte et on peut se promener entre les pierres tombales la nuit si ça nous chante.
La seconde partie du lieu, Covenanter Prison, est la plus intéressante. Cette fois, l’accès est fermé au public.

Avant, l’Église interdisait la dissection des corps, car elle avait peur que cela n’altère l’âme du défunt.
Un business juteux à donc vu le jour. Les bodysnatchers déterraient les corps fraîchement ensevelis à la nuit tombée, pour les vendre illégalement aux scientifiques de tous poils.

C’est ainsi qu’est née l’histoire de Mc Kenzie et du Black Mausoleum.
On raconte qu’un bodysnatcher, venu piquer un cadavre, aurait renversé la tombe d’un certain Mc Kenzie car il ne l’appréciait guère. Mais le poids du cercueil a fait un trou dans le sol et tout le monde a fini un étage plus bas à baigner dans le jus des corps en décomposition entre autres réjouissances.
Le malheureux n’a évidemment pas manqué de crier pendant sa chute ce qui a alerté le gardien du cimetière.
A son arrivée, il s’est retrouvé nez-à-nez avec une silhouette pataugeant dans des restes humains et hurlant. Le courageux gardien s’est enfui en courant et personne ne sait ce qu’est devenu le bodysnatcher.
Il n’en faut pas plus pour créer la légende du plus célèbre esprit-frappeur d’Écosse qui se manifesterait souvent à cet endroit, pour molester les irrespectueux.

Là encore, déception. Personne n’est venu nous accueillir et nous rouer de coups mais on a quand même eu une petite frayeur.

Suite aux nombreux vols de corps, les mausolées ont par la suite été renforcés de grilles, de manière à ce que personne ne puisse plus voler les morts.

Mais comme le clergé écossais n’aimait pas gâcher, ces espaces dans lesquels on ne pouvait plus entrer, et par conséquent, plus sortir, ont ensuite été transformés en camps de concentration pour les opposants à l’Église.

Comme laisser mourir les gens de faim était trop lent à leur goût, ils aidaient les détenus à succomber en les arrosant d’eau glacée, afin d’accélérer le processus. Charmant.

Toutefois, les bébés de moins de 2 ans échappaient à ce triste sort. On leur brisait juste la nuque d’un coup sec. Ils avaient du cœur ces moines.
Ils gardaient un bébé cadavre de temps en temps qu’ils éviscéraient et plantaient sur la grille d’entrée pour signifier aux gens qu’il fallait pas leur chier dans les bottes. Extrême, mais sûrement efficace.

Le tour se termine par un passage devant le vrai mausolée de Mc Kenzie et un dernier arrêt devant la stèle de Bobby le chien, qui serait mort de chagrin sur la tombe de son policier de maître, Mr Gray, après 14 ans d’ errances dans le cimetière.

Pour conclure, le Black Mausoleum de Mc Kenzie n’était pas sa vraie tombe et Bobby le chien a bien existé, ainsi que son maître, mais ni l’un ni l’autre ne sont enterrés dans ce cimetière.
De plus, il est illégal d’enterrer un animal de compagnie dans un lieu réservé aux humains.

Alors, toutes ces histoires ne sont-elles que du folklore local ?
Je répondrai juste que je ne crois que ce que je vois…