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Le coup de la panne

San José & Alajuela, Costa Rica

calendar jeudi 12 décembre 2013 clock 18:07

Cela a l’air drôle mais en réalité, cela ne l’est pas tant que cela.

Aujourd’hui, nous avons pris la route à 7h30 en direction de Tortuguero, dernière étape de notre voyage. Il y a 270 km mais plus de 5h de route et nous devons prendre le bateau à 13h30.
Toute la première partie du trajet qui consiste à arriver jusqu’à San José s’est déroulée normalement, malgré les nombreux camions à doubler sur la Panaméricaine.
Dans la capitale, nous nous retrouvons dans les embouteillages. Jusque-là, rien de fou. Et puis a un moment, je remarque que le mec derrière moi avance et se met sur ma droite, entre le trottoir et moi. Je ne fais pas gaffe outre mesure. C’est Seb qui me le fera remarquer ensuite.

Puis il recommence et je trouve ça louche. Je regarde donc dans mon rétro et je vois le mec, fenêtre ouverte, en train de trifouiller mon pneu et en train de dévisser le bouchon de la valve.
Je gueule dans la voiture en disant à Seb que le mec est en train de déboucher la valve du pneu. Je laisse retomber la voiture pour qu’il enlève sa main.
Il s’avance alors à hauteur de la vitre et je ne le calcule pas.
Je le double, je me mets en plein milieu de la voie pour qu’il ne s’intercale pas à nouveau, je change de file et je grille un feu pour m’en débarrasser, en manquant de me payer un taxi au passage.
Je m’arrête quelques centaines de mètres plus loin et Seb va checker. Plus de bouchon…
Je repars et m’arrête correctement un peu plus loin. Je descends et la le pneu est à plat. On est a la bourre et on va louper le bateau, je suis furibonde et surtout, je ne comprends pas le geste.

Seb m’explique alors qu’il a lu que c’est une arnaque courante mais normalement aux abord de l’aéroport. Le mec te fait remarquer que tu as crevé et fait mine de vouloir t’aider. Toi, con de touriste, comme tu es concentré sur ton pneu, le voleur en profite pour se barrer avec tes affaires. Tout de suite je comprends mieux.
Je ferme la voiture, donne la clé à Seb et pars à la recherche d’un garage qui pourra me mette un nouveau bouchon et regonfler mon pneu. Par chance, il y en avait un à l’angle et en expliquant l’histoire, l’un des employés stupéfaits sort pour m’aider et repart immédiatement chercher ce qu’il faut.

Entre temps, un mec que nous pensions appartenir au garage nous demande de faire marche arrière. Je m’exécute, nous sortons et refermons la voiture.
Notre petit carrossier (le garage ne faisait pas de mécanique apparemment) arrive avec son cric et me dit qu’il sera plus rapide de changer le pneu. Il me demande où est passé notre ami, qui lui a dit de ne pas s’en faire et qu’il allait nous aider. Nous ne le connaissions pas… Comprenant la supercherie, nous sommes sortis immédiatement mais le plan ne s’étant pas déroulé comme prévu, le soit disant bon samaritain devait déjà être loin.

Il fait donc le boulot à notre place et a malgré tout essayé regonfler le pneu « saboté » pour s’apercevoir qu’une fine entaille sur le devant (en dehors de la bande de roulement bien sûr et visiblement faite au couteau) l’empêcherait de le faire.
Nous l’avons remercié chaleureusement et avons insisté pour lui donner un pourboire, qu’il a refusé en nous gratifiant d’un grand sourire et d’un « con mucho gusto ».

On a raté notre bateau mais on s’en tire tout de même très bien, grâce à un gentil tico et à notre instinct de survie de parisien ;)