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Là où on a pris une cuite à 18H

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Sapa, Vietnam

calendar vendredi 29 octobre 2010 clock 20:08

Dans toutes nos vacances, il y a une petite partie sportive.

Cette année, nous avons booké un trek dans les rizières des alentours de Sapa, la région montagneuse du Vietnam, qui se trouve à la frontière de la Chine. Nous devrons marcher 18 km par jour et nous dormirons une nuit chez l’habitant, dans un petit village niché dans les hauteurs.

D’habitude, notre bonne étoile veille sur nous, mais aussi sur la météo.
Sur ce coup là, elle nous a bien lâché la pioute, ou alors elle était en plein décalage horaire…

Quand nous avons demandé au guide comment il qualifiait le trek, il nous a répondu du tac au tac : « it will be very very hard ». Là, un peu nerveux, tu te dis qu’il dit ça pour déconner, qu’il cherche à te faire peur.

J’ai commencé à changer de point de vue sur la question lorsqu’il nous a fait ranger nos chaussures de marche dans nos sacs à dos et enfiler des bottes en caoutchouc, en nous disant que le temps était mauvais là-haut.

Ok, pas grave. Nous sommes des aventuriers.
Ainsi parés de nos belles bo-bottes, nous montons à bord du 4×4 de l’armée qui va nous déposer au départ du parcours. Le ton est donné.

Très vite, les sentiers deviennent boueux et glissants. Nous voyons passer des touristes en sens inverse avec de la terre jusqu’aux genoux.
On remercie donc vivement notre guide d’avoir sauvé nos belles baskets.
Le porteur, lui, s’en tape et grimpe comme un petit bouquetin, équipé de pneus pluie !

Mais même avec les bottes, c’est la misère. On glisse, on tombe comme des merdes.

Des femmes H’mong du village voisin nous suivent dans la montagne, certainement pour nous vendre des choses au moment du déjeuner.
Mais pour une fois, nous sommes plutôt contents qu’elles nous accompagnent car elles nous servent d’assurance-vie sur ces chemins accidentés et escarpés.

Nous progressons lentement, comme deux handicapés, une femme au bout de chaque bras en guise de canne.

Elles nous abandonnent au moment du repas, comme prévu, après avoir reçu une compensation pour leur aide précieuse et après nous avoir offert un petit bracelet porte-bonheur chacune (« Il n’y en a pas trop de deux chacun », se sont-elles sûrement dit. « Ce sont des boulets, ça devrait être juste ce qu’il faut pour aller au bout ! »).
Notre guide, Doan, nous avait conseillé de leur donner 50 000 dongs chacune, soit environ 1 000 dongs par chute évitée…

Le reste de la journée a été semblable, mais le guide à préféré nous équiper de bâtons au départ de nos anges gardiens, juste au cas où.
[…]
Le lendemain, c’était à peu près pareil mais en pire !
Les sentiers n’étaient pas seulement boueux ; il pleuvait.

Mais en tout cas, même cachés par la brume, des paysages à couper le souffle.

Des milliers de terrasses pour cultiver le riz, érigées par les paysans sur près de trois cents ans, uniquement à la force des bras.

Des villages isolés, où ils ont à peine l’électricité et un point d’eau potable, mais où les gens sont souriants et hospitaliers.

En quelques mots, une expérience inoubliable que nous n’échangerions sous aucun prétexte, surtout celle du Home Stay dans une famille de Red Zao, une des minorités ethniques qui peuplent les montagnes…