Les destinations Les voyages
En résumé

Là où tu manges trop

À lire

Bingo alcoolique

On a visité

Cabo Espichel

Sesimbra
On y a mangé

Dragão Vermelho

Avenida General Humberto Delgado 47
Costa da Caparica
On a visité

Elevador de Santa Justa

Rua do Ouro
Lisbonne
On a visité

Palacio da Pena

São Pedro de Penaferrim
Sintra
À lire

Tourada

On a visité

Tour de Belém

Avenida de India
Lisbonne
On y a bu un verre

Chapitô

Costa do Castelo
Lisbonne
On a visité

Castelo de São Jorge

Rua das Flores de Santa Cruz
Lisbonne
On y a bu un verre

Clube Knock Out

Rua General Humberto Delgado 8
Vale de Figueira
À lire

Fado Vadio

On y a mangé

Casa do Alentejo

Rua das Portas de Santo Antão 58
Lisbonne
On y a bu un verre

Pastéis de Belém

Rua Belém 84
Lisbonne
On a visité

Cristo Rei

Alto do Pragal Almada
Lisbonne
On y a bu un verre

Restaurante Atira-te Ao Rio

Rua do Ginjal 69
Almada
On y a mangé

O Rodinhas

Rua Marques de Pombal 25
Sesimbra
On a visité

Praça de Touros do Campo Pequeno

Lisbonne
On y a dormi

Em casa da Vanda & do Nuno

Charneca de Caparica
Fermer

Fado Vadio

Lisbonne, Portugal

calendar lundi 3 septembre 2012 clock 20:55

Ce soir, c’est Fado. Et pour ça, il y a un quartier à Lisbonne : Alfama.

Mais qu’est-ce que le Fado ?
C’est un chant mélancolique accompagné d’une guitare classique et d’une guitare portugaise (elle a douze cordes et sonne un peu comme une mandoline).
Le fado est né dans les quartiers mal famés de Lisbonne sous la dictature de Salazar et était un moyen d’expression populaire. Le chanteur ou fadista chantait alors l’amour, la saudade, la nostalgie, la peine, les seuls thèmes autorisés à cette époque.

On se dirige donc par là-bas et on se gare juste derrière le musée du Fado. On va ensuite jusqu’à une « maison de Fado » qui s’appelle Esquina de Alfama. De l’extérieur, ça ressemble à un petit resto comme tant d’autres.
Petit détail quand même, les ampoules rouges un peu partout dans la pièce. Ici, ce n’est pas pour annoncer les prostituées en vitrine, c’est un des symboles de ces maisons.

Une fois installés, on commande, on fait tout comme dans un resto normal, mais toutes les quinze-vingt minutes, la lumière se tamise et laisse place une ambiance rougeoyante, plus feutrée. Deux hommes attrapent les guitares accrochées au mur et commencent à jouer.
Enfin, la serveuse se joint à eux et chante son fado. Car, oui, ici ce sont les gens de la salle qui font le spectacle, contrairement aux dîners-spectacles dont on voit les affiches un peu partout. C’est le fado vadio.
Pour le fado classique, mieux vaut se rendre au Bairro Alto mais accompagné de connaisseurs car la plupart des maisons sont malheureusement devenues des attrappe-touristes sans grand intérêt et qui feront mal à votre porte-monnaie.

Après deux morceaux, c’est le serveur qui prend le relais (un sosie de @misteryo, qui a déjà sorti un album quand même), avant de laisser place à la patronne, qui leur renvoie la balle de temps en temps pendant son tour de chant.
Ça dure une dizaine de minutes, les gens applaudissent, la lumière revient et tu peux continuer à manger tes trois kilos de riz aux fruits de mer.

Un quart d’heure plus tard rebelote, mais c’est un autre serveur qui ouvre le bal cette fois.

On aura droit à une dernière session juste avant le dessert, privée puisque les autres clients ont déserté la salle ; muito fixe.

On s’apprête à partir, en se disant qu’on a déjà été bien gâtés, mais la lumière décline une nouvelle fois. C’est la session ultime, un peu comme le bouquet final d’un feu d’artifice.
Là, les paroles ressemblent plutôt à de l’improvisation sur lesquelles chaque fadista rebondit. C’est une battle à quatre qui se joue devant nous. Un des guitaristes et un client (?) s’incrusteront même entre deux tours de chant. C’est ce que les portugais appellent une desgarrada.

Je ne maîtrise malheureusement pas la langue, mais mes trois acolytes lusophones ont bien rigolé pendant ce dernier morceau, preuve que le fado n’est pas uniquement une musique de dépressifs.

Expérience très plaisante et chaudement recommandée si vous dinez dans le quartier.

Vous pourrez ensuite aller prendre un dernier verre au Chapitô, sous le Castelo de São Jorge, une institution lisboète qui offre un cadre superbe et un panoramique splendide sur la ville.