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Phnom Penh, Cambodge

calendar vendredi 5 novembre 2010 clock 12:38

J’aurais aimé pouvoir compter combien de fois les conducteurs de tuk-tuk ont interpellé Seb aujourd’hui.

Oui, je dis bien Seb, car quand on se promène avec un homme au Cambodge, et bien, on n’existe pas (les femmes ont un statut inférieur, un travail plus difficile, n’ont pas le droit d’accéder au Nirvana tant qu’elles ne se sont pas réincarnées en homme etc…). Bref, je m’égare.

De manière générale, je disais donc que les touristes, autrement dit « les blancs », sont les cibles permanentes de tous les conducteurs, vendeurs, mendiants, éclopés et je ne sais quoi d’autre.
Ne voyez rien de péjoratif à mon utilisation du terme « blanc ».
C’est simplement une réalité.
Je pense que tout occidental s’installant au Cambodge doit faire l’objet du même harcèlement pendant un long moment.

D’office, tout est plus cher, que ce soit la nourriture, les vêtements, les billets de bus, les tuk-tuk, les accès aux temples.
Tout a minutieusement été passé en revue pour nous soutirer un maximum d’argent.
A la longue, c’est usant et nous en deviendrions presque désagréables.

Le pire, c’est que dans une grande ville comme Phnom Penh, la négociation est quasi-impossible. Si tu n’es pas d’accord, ce n’est pas grave, ils trouveront quelqu’un d’autre à pigeonner à ta place.

L’exemple parfait est le suivant : ils ont une monnaie nationale, le riel.
Pourtant, tous les prix sont affichés en dollars et arrondis de surcroît.
En arrivant à l’aéroport, Seb s’est arrêté à un A.T.M de l’aéroport pour retirer des devises cambodgiennes. Et bien c’est en dollars qu’il a été servi.
Pourtant, vous remarquerez vite que les locaux paient uniquement en riels et certainement pas le même prix que vous, ce qui reste toutefois invérifiable puisque rien n’est affiché.

Aujourd’hui c’est un peu un coup de gueule que je pousse, ce qui est plutôt rare.
Il est totalement compréhensible que le tourisme profite au développement économique du pays. Cependant, il ne faudrait pas pousser le bouchon jusqu’à en dégoûter les étrangers de passage.

C’est dommage, mais paradoxalement, nous ne représentons qu’une minorité puisque la plupart des gens qui visitent le pays se promènent en groupes qui ne quittent pas leurs bus privés et leurs hôtels.

Tant pis pour nous, qui nous rendons un peu compte de la réalité des choses !