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Rencontre avec Sissi-Pute

Vienne, Autriche

calendar lundi 23 août 2010 clock 23:00

On a tous eu droit aux douze milliards de rediff’s de Sissi, Sissi Impératrice, Sissi face à son destin, gna gna gna et gna gna gna.
Le genre de films chiants et à rallonge, où on attend avec impatience que l’héroïne crève, histoire qu’enfin le calvaire s’arrête.
Sissi, c’est un peu la Martine de mon enfance, sauf qu’aller à la mer ou à la montagne, ce n’est pas assez élaboré lorsqu’on est Impératrice d’Autriche et Reine de Hongrie.

Bref, des heures de guimauve cinématographique, afin de nous dépeindre la vie de la dame, si passionnée, si intelligente (et tellement chiante).

On nous a tout simplement menti.

Sissi n’était pas bienveillante, ni folle amoureuse de son mec, ni atteinte d’une maladie des poumons mutante qui l’obligeait à aller se dorer les fesses sous le soleil de Madère.

Pour commencer à démonter le mythe, il faut savoir qu’Elizabeth a piqué le futur mari de sa sœur.

Le jour des présentations officielles de l’Empereur d’Autriche (François-Joseph) à Hélène, Sissi la coquine traînait dans les parages. Le coup de foudre a été immédiat et du coup, la demande en mariage a été adressée à Elizabeth et non à sa sœur.

Mais l’amour s’est rapidement évanoui car elle écrira dans son journal quelques années plus tard que le mariage est une institution grotesque, qui fait prononcer des vœux à des adolescents, incapables de comprendre la portée des mots qu’ils prononcent et qui les rendront malheureux pour trente ans ou plus… Pas très sympa pour François tout ça…

Pour que le temps passe plus vite, elle se découvre également une passion pour le tourisme.
Pendant que son mari se tue à la tâche pour tenter de gérer au mieux le royaume, Madame l’Impératrice voyage.

Lors de ces séjours au château, qui se feront de plus en plus rares à mesure que les années passent, elle n’en est pas pour autant plus aimable.

Égocentrique obsédée par son image et par sa ligne, Elizabeth partage son temps entre soins du corps et séances sportives. Elle daigne rarement se présenter aux repas de famille car elle est perpétuellement au régime.
Comme une souveraine se doit également d’avoir des activités culturelles, elle tient quotidiennement son journal et écrit des poèmes.

La mort de deux de ses enfants finit de la rendre associable. Elle coupe peu à peu les ponts avec la Cour viennoise et passe le plus clair de son temps dans les autres pays d’Europe.

Elle est devenue complètement indépendante, tout en continuant à profiter des richesses de son pays et de son aveugle de mari. Plutôt précurseur pour l’époque…

Elle a cependant une bonne excuse car elle a une santé pourrie. Elle est atteinte d’anémie, d’une maladie nerveuse et souffre d’insomnies. Elle a donc besoin de faire des cures à l’étranger, vous comprenez.

On ne pourra pas remettre en cause ce don qu’elle avait de s’attirer la sympathie des foules en tout cas.

Mais sa frivolité lui sera fatale. Si on la jouait façon Cluedo, ça pourrait donner :
Sissi-Pute, assassinée par un anarchiste déséquilibré, avec une lime, devant l’hôtel Beau-Rivage de Genève.

Que dire de plus, à part qu’elle est vraiment morte d’une manière ridicule ?