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Ha Long Bay

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Ha Long Bay

Baie d'Ha Long, Vietnam

calendar mardi 26 octobre 2010 clock 22:51

Aujourd’hui, nous allons rejoindre la baie d’Ha Long (ou Along pour les francophones, mais je trouve ça moche).

Le réveil est beurkkk : 6H30.
Pas le choix, le petit déjeuner débute à 7H00 et le picking-up à 7H30.
Sauf que dans l’hôtel, le staff dort encore sur des lits de camp, à même le hall de la réception…
Bref, on retourne gentiment dans la chambre en essayant de ne pas les réveiller.

Nous n’aurons finalement pas le temps de manger car le Vietnamien est lent ; vingt minutes pour faire griller du pain et préparer deux assiettes d’œufs brouillés.
Pas grave ; « pas de violence, c’est les vacances… »

L’excursion en elle-même à l’air bien organisée, les prix indiqués sur les internets correspondent bien aux tarifs pratiqués (77 € pour une croisière de deux jours www.sapa-travel.com).

Cent-soixante bornes séparent Hanoï de Ha Long, mais le trajet dure environ trois heures car, dans le meilleur des cas, le mini-bus n’excède pas 80 km/h.
C’est un peu la misère mais bon, notre voisine est sympa.
Stéphanie a engagé la conversation car elle nous entendait parler français et il s’avère qu’elle est originaire de l’Ile Maurice. Elle est mariée depuis peu à un Sud-Africain, Martin, avec qui elle voyage depuis un an en guise de lune de miel ! Pas mal de conseils à nous donner et de bons plans à échanger en perspective. Le hasard fait parfois bien les choses. Surtout que leur dernière étape sera Hong Kong la semaine prochaine.

Nous arrivons enfin à la baie, qui est bondée de bateaux, uniquement destinés à accueillir les touristes. On a l’impression de se retrouver pris au beau milieu d’une bataille navale et ça fait un peu peur.
Une navette fluviale vient ensuite récupérer notre groupe et nous amène à notre « maison » pour les deux prochains jours : une charmante petite embarcation en bois, bien typique et pleine de charme.

La sensation d’oppression du début cède vide la place au calme et au silence.
Dès que le bateau s’éloigne du port, on se sent seul au monde au milieu de ce décor mystique.
En effet, le temps est plutôt brumeux, ce qui accentue encore les choses. C’est dommage pour la vue, mais c’est la météo habituelle de la baie. Cela a quand même son charme.
On s’attendrait presque à voir surgir un vaisseau fantôme (ou de pirates, c’est au choix !).

Déjeuner à bord (au passage, la cuisine est excellente et les plats sont servis en abondance, boissons à régler en sus) avant de visiter la Surprising Cave, la grotte la plus spectaculaire de la baie.
Elle s’appelle comme cela car les premiers Français à l’avoir découverte se sont exclamés comme suit : «Ahhhh !», «Ohhh !», «Hiii !»…
Enfin, vous voyez le genre :
De gros débiles, fort désagréables au demeurant, qui s’expriment uniquement en onomatopées ou en émettant des grognements. L’image même de l’intelligence, en somme.
De retour au bateau, changement de tenue pour une balade en kayak dans la baie jusqu’à la tombée de la nuit, puis plongeons (sauts pour être précise) depuis le pont supérieur, en compagnie de Stéphanie et Martin.

Pour rester fidèles à nos habitudes, nous avons acheté une bouteille de Champagne à l’aéroport, dans le but de la boire, comme à chaque fois, dans un lieu d’exception.
Ce soir, nous décidons de la partager avec nos nouveaux potes, en écoutant leurs fantastiques récits de voyages. C’est impressionnant de voir tout ce qu’il nous reste à découvrir !

Pour le bémol, chacun est libre de ramener des boissons sur la bateau, mais pas de les boire.
L’alcool est censé est être interdit dans les cabines (mais pas vu, pas pris, hein) et pour pouvoir siroter ce que tu as amené sans te planquer, il faut que tu verses la somme de dix dollars, car ils estiment que c’est le juste compromis pour ne pas avoir acheté sur place ce que tu consommes.
D’une part, il n’y a évidemment pas de Champagne à vendre ; je ne pourrais donc pas l’acheter sur le bateau, même si je le voulais.
D’autre part, il m’a proposé un tire-bouchon pour ouvrir ma bouteille de Champagne… No comment.