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Bienvenue sur la vieille montagne

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Bienvenue sur la vieille montagne

Machu Picchu, Pérou

calendar samedi 22 mai 2010 clock 23:43

Et oui, car c’est la traduction littérale des mots Machu Picchu.

Aujourd’hui, nous avons enfin eu le privilège de découvrir ce site magique, à la frontière entre les Andes et la forêt amazonienne.

Une fois de plus, nous sommes plutôt chanceux, car il y a à peine un mois, le site était fermé à cause de coulées de boues provoquées par de fortes pluies. Et, effectivement, quand notre guide nous montre les dégâts provoqués ça et là, on comprend. Des bouts de routes ont été carrément emportés et la voie ferrée qui longe l’Urubamba, seul accès jusqu’au Machu Picchu, a fini en plusieurs endroits dans la rivière.

Nous devons d’ailleurs modifier un peu notre parcours, car la voie n’a pas encore été totalement réparée.
Au lieu de partir Ollantaytambo, nous devons avancer de plusieurs kilomètres en navette pour récupérer la première gare en état de fonctionner, Piscacucho.

Gare de Piscacucho

Point de départ du chemin de l'Inca

Train vers Machu Picchu

Et là, c’est parti pour 2 heures de train… pour 20 km (on a le temps de voir le paysage).

13H, nous voici arrivés à Aguas Calientes, le terminus. Étant donné que le site ferme à 17H30, nous avions négocié avec notre guide de sauter le repas de midi pour en profiter au maximum. Et puis, ça nous permet aussi de larguer nos boulets qui ne sacrifieraient pas leur déjeuner pour un bout de caillou.

Nous partons direct à l’assaut de la navette (encore une) en chopant un sandwich au passage, et 13 épingles à cheveu plus tard, nous voilà au guichet d’entrée.
A ce moment là, on n’a toujours pas vu le village, l’endroit est vraiment caché dans la montagne.
Il faudra qu’on gravisse encore quelques escaliers et doublions un troupeau de japonais pour enfin en prendre plein les yeux. Nous sommes en face de la carte postale que tout le monde connait.
On se plaît à imaginer les Incas vivre dans ce village, aujourd’hui mythique.

Machu Picchu

Mais ne nous éternisons pas, on a un programme chargé : rejoindre la Porte du Soleil (Intipunku), une randonnée de 1H30 selon notre Lonely Planet.
La porte du Soleil est en fait la fin du chemin de l’Inca, que nous aurions bien voulu faire. Après trois jours de trek (gentil), le chemin débouche sur cette arche de pierre et on découvre le Machu Picchu dans toute sa splendeur.

Vers Intipunku

Chemin vers Intipunku

Nous attaquons l’ascension avec un autre couple de jeunes du groupe et 25 minutes plus tard, on y est (ouais on a encore pété le record). C’est beau, c’est grandiose, on aurait envie de cliquer sur « J’aime ».
On est à 2720 mètres, mon t-shirt est trempé, tout va bien. Une petite pause, une petite photo et c’est reparti.

Intipunku

Vue de Intipunku

Nous bouclons donc l’aller-retour en moins d’une heure, rencontrant pendant notre descente, certains de nos acolytes partis pas bien longtemps après nous.

Arrivée de Intipunku

Vers Machu Picchu

Nous explorons ensuite le village, sans guide. C’est plein de touristes, ça gâche un peu, mais ça fait partie du jeu.

Nous devant Machu Picchu

A l’autre bout du village, il y a la balade du Wayna Picchu (petite montagne), mais ce parcours est réservé à 400 personnes par jour (premiers arrivés, premiers servis) et ferme à 13H00. Nous restons donc un peu frustrés devant la grille et passons notre chemin.

Wayna Picchu

Il nous reste une dernière étape : le pont à bascule inca, qui nous intrigue.
Problème : une photo de groupe est prévue et le timing est plus que short. Tant pis, on le tente, on sera pas là tous les jours.

On remonte (encore) le site en quatrième vitesse et on passe le checkpoint. Le gardien nous indique que c’est à 10 minutes.

Dur dur

So et un lama

On presse le pas et on arrive sur un pauvre bout de bois posé le long de la falaise. Nous qui nous imaginions un pont digne des plus grands films d’aventures, c’est la déception.

Pont à bascule inca

Mais pas le temps de s’apitoyer, les vieux nous attendent pour faire les potiches.
On repasse le checkpoint devant le gardien étonné (c’était pas 10 minutes aller/retour ?) et redescendons en vitesse vers le point de rendez-vous.

On vous passe la photo de groupe, rien d’intéressant.

Par contre, en sortant, ne pas oublier de faire tamponner son passeport, ça pète.

En tout cas, le Machu Picchu est vraiment à la hauteur de sa réputation et marquera nos mémoires d’une pierre blanche.

Un lama

La maison du gardien